Hôtel de luxe à Moheli: Andrea Carrano, un autre vendeur de rêves? | Al Comorya

Andrea Carrano, Patron de MCP Group Comoros Holding

Mercredi 22 juin 2022, devant un parterre de journalistes, Andrea Carrano a tenté de convaincre, tant bien que mal, que son grand projet d’hôtel 4 étoiles à Moheli, est toujours d’actualité.

Pourtant, deux ans après avoir obtenu, le feu vert du gouvernement, sur le site du parc marin de l’île de Djumbe Fatima, qui devait abriter son complexe touristique, il n’y a aucune trace de travaux.

Si l’investisseur italien a fait le déplacement aux Comores et se donne la peine de se justifier devant la presse, c’est suite à l’annonce par le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidie de l’abandon du projet.

L’homme se targue d’être un spécialiste du secteur touristique avec 20 ans d’expérience dans le domaine de l’hôtellerie.

Il ne fallait pas être un devin pour savoir que cet établissement, n’allait jamais voir le jour et que quelque chose ne tournait pas rond.

En novembre 2020, dans un article https://alcomorya.net/2020/11/19/moheli-scandaleux-projet-touristique-dans-une-aire-marine-protegee/ nous avons tiré la sonnette d’alarme sur le profile de ce mystérieux Andrea Carrano qui a ouvert sa société MCP Group Holding Comoros en 2018 à Moroni avec un capital de 15 000 euros seulement et se voit octroyé des centaines d’hectares dans une aire marine protégée.

Au-delà de la faisabilité du projet, l’aspect désastre environnemental était une menace assez sérieuse pour s’opposer à cet ecocide programmé, malgré les promesses répétées d’un écotourisme respectueux de la nature.

Le parc marin de Moheli et ses magnifiques îlots vendus pour être transformés en hôtel de luxe, c’était une décision inadmissible. Ce coin de paradis sur terre abrite des trésors de biodiversité, et ne devrait en en aucun cas, être le sujet de marchandage.

On y trouve plus de 500 espèces de plantes différentes. 70 espèces d’oiseaux. Les fameuses chauves-souris géantes, les roussettes de Livingston et même le rarissime Dugon. Baleines et dauphins s’y fréquentent. Plus de 5 000 femelles tortues viennent y pondre leurs œufs sur une quarantaine de plages. Ce chiffre est le double de ce qui existait avant la création du parc marin.

Un véritable jardin d’Eden. C’est dans ce biotope paisible, où l’humain cohabite avec l’animal et le végétal dans une harmonie parfaite.

Ce qui est choquant, c’est que les autorités n’ont toujours pas renoncé à cette folie, et espèrent que d’autres investisseurs viendront concrétiser ce projet qui sera à coup sûr une catastrophe écologique.

Andrea Carrano explique, pour sa part, que s’il n’a pas entamé les travaux, c’est parce qu’il n’a pas obtenu tous documents et autorisations nécessaires de la part du gouvernement comorien, pour convaincre les fonds d’investissements.

De son côté, Houmed Msaidie, a rétorqué, lors du compte-rendu du Conseil des ministres, qu’ils avaient donné tous les documents nécessaires à part un seul, concernant, l’ouverture de Banques Offshores.

Selon le porte-parole du gouvernement c’est cette autorisation, que veut à tout prix l’investisseur italien. Cela en dit long sur les intentions de cet obscur homme d’affaires.

Mohamed Moussa AlComorya



Catégories :Eco & Finances, Infos & actu

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