Pénurie et hausse des prix des denrées alimentaires

Depuis quelques jours, le prix de plusieurs denrées alimentaires de base a augmenté de manière significative dans la capitale.

Une inflation qui a des causes et des explications multiples, qui sont à la fois internes au pays, comme la hausse des taxes douanières, souvent pointée du doigt, mais il y a aussi un facteur lié à la conjoncture économique mondiale et à l’approvisionnement par transport maritime, selon les autorités. 

Une situation qui fait réagir commerçants et consommateurs, tous dénoncent la cherté de la vie.

Au marché de volovolo, il y a encore quelques semaines le prix d’un kilo de mabawa était à 1000 francs, aujourd’hui si vous avez la chance d’en trouver, il est à 1500 fc.

Un indicateur qui ne trompe pas, le prix à l’unité des fameuses brochettes, produit incontournable de la « street food » moronienne, a grimpé de 50 à 75 ou 100 fc sur certains points de vente.

Certains jours,  il devient impossible d’acheter du pain. Les boulangeries tournent au ralenti. A ce sujet nous avons interrogé Miriame Kaissane, directrice commerciale de Nassib, qui confirme que leur boulangerie a réduit sa production quotidienne. 

Si d’autres boulangers ont augmenté leur prix, elle rassure dans leur établissement, le pain est resté à 150 fc, rappelant que c’est un prix réglementé et toute hausse sans concertation des partenaires publics et privés, est illégale. 

Toutefois, elle met  en garde sur le fait que leurs stocks de farine ne leur permettent pas de tenir au-delà d’une semaine. 

Le patron de Nassib, Chamsoudine Ahmed, qui n’est autre que le nouveau président de l’Union des Chambres de Commerce, Industrie et Artisanat, est donc impacté de manière directe par cette crise aux ramifications régionales.

Un dialogue entre la puissance publique et les opérateurs économiques surtout les importateurs, est nécessaire au plus vite, pour éviter une aggravation de la situation.

Notre dépendance à outrance vis à vis des importations est un sujet qui devrait nous préoccuper, car la production de volaille, à titre d’exemple, ne nécessite pas, des moyens, une expertise et une ingénierie qui seraient hors de portée du peuple comorien.

L’autosuffisance alimentaire qui nous permettrait de rééquilibrer la balance commerciale, n’a rien d’utopique pour un petit archipel comme le notre, il suffit d’un peu de volontarisme.



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