Un juge relâche un fundi accusé d’agression sexuelle sur une fillette de 6 ans


Dans un entretien accordé à Al Comorya, Elarif Minhadj de l’association Hifadhwi, a dénoncé, le laxisme d’un juge dans une affaire de pédophilie. 

A Nyambeni dans la région de Mbadjini-est, une fillette de 6 ans a été agressé sexuellement, durant le « mwezi wa mdezo » le mois précédant le ramadan. Elle accuse son maitre de l’école coranique.

La famille de la victime a exprimé sa colère et le Fundi a tenté un arrangement à l’amiable. Certains notables du village auraient fait pression sur la famille pour tenter d’étouffer l’affaire, qui selon eux, salira l’image et la réputation de leur localité. 

La famille a tenu bon, n’a pas cédé et a porté l’affaire devant les tribunaux. Malheureusement la Justice comorienne, s’illustre encore une fois, comme le maillon faible dans la lutte contre la pédocriminalité. 

Un juge a remis en cause les conclusions du rapport médical et a décidé de relâché  le présumé coupable. On se demande depuis quand les magistrats comoriens ont des compétences médicales leur permettant de contester un docteur? 

Cet homme a droit à la présomption d’innocence  et à un procès équitable, mais un juge ne peut pas agir comme bon lui semble. Seule une contre-expertise d’autres médecins peuvent contredire un rapport médical. *

De retour à Nyambeni, la fillette de 6 ans et sa famille, vivent avec la douleur de devoir côtoyer, le bourreau présumé.  Qui en plus les nargue et les provoque. Ce maitre d’école coranique, un accusé de crimes sexuels, a repris ses activités et enseigne à des petits enfants.

Où est le bon sens de la justice comorienne? Le relâcher est déjà grave en soi, s’il s’avère que ce fundi est bien un prédateur sexuel, imagiez les dégâts qu’il peut causer aux enfants qu’il accueille. Combien d’enfants ont été ses victimes sans oser parler comme cette fillette? Combien de famille ont été muselés par la pression des notables et n’ont pas osé porter plainte.

Ce cas démontre la lourde responsabilité des autorités, entre les beaux discours d’Azali et la réalité il y a un fossé. Comment les parents iront-ils porter plainte si c’est pour qu’une justice laxiste relâche, l’agresseur quelques jours après? 
Si demain, les familles se rendent justice eux mêmes, le gouvernement et le système judiciaire seront les premiers responsables.  

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