A Mayotte, la France viole le droit international, selon son ancien Ambassadeur à L’ONU, Gérard Araud

Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, qui fut également le représentant permanent de la France à l’ONU, a donné raison aux revendications Comoriennes sur Mayotte.

Il considère que la France viole le droit international en ne respectant pas l’accession des Comores à l’indépendance dans ses frontières coloniales incluant les quatre îles de l’archipel. 

« En conservant Mayotte, en 1978, la France a violé un principe fondamental du droit international, le respect des frontières nées de la décolonisation. Principe énoncé pour éviter une fragmentation de possessions coloniales dont les limites étaient souvent artificielles. »

A-t-il écrit dans un tweet datant du 27 avril 2023. 

Lorsqu’un contradicteur lui oppose le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, le diplomate répond « Ce droit devait s’exercer dans le cadre des frontières coloniales, dans ce cas Les Comores. Sinon, toutes les possessions coloniales risquaient de se fragmenter » avant de poursuivre que sans le respect de ce principe, « c’était la perspective de l’effondrement de tout un continent dans la guerre civile, étant donné que toutes les frontières y ont été tracées au cordeau par le colonisateur et n’ont aucune base ethnique. »

A la question que préconisez vous? il écrit un brin pessimiste « Hélas, hélas…. Un problème sans solution que nous nous sommes mis sur les bras, une île maintenue financièrement à bout de bras voisine d’îles misérables. Il n’est pas difficile de prévoir ce qui se passe et continuera de se passer….. »

Cette prise de position ne fut pas du goût du sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi qui a répliqué par un tweet :

« La France n’a violé aucun principe fondamental de droit international s’agissant de Mayotte. Notre île, alors autonome, fut cédée à la France par son représentant le Sultan Andriantsoli par traité du 24 avril 1841 pour se protéger contre les Comores. »

La déclaration de l’ancien ambassadeur Gérard Araud, un diplomate chevronné qui fut aux premières loges des résolutions des conflits au Conseil de Sécurité de l’ONU est un soutien de poids à la revendication comorienne sur Mayotte. C’est le revers de la médaille de l’opération Wuambushu.

Alors qu’avant son lancement, la Francité de Mayotte semblait aller de soi, chez les français, ces derniers jours malgré une couverture médiatique partiale et biaisée qui ne donne jamais la parole aux Comores, des voix dissonantes se font entendre chez les intellectuels français.

Le célèbre journaliste Edwi Plenel a rappelé dans son éditorial que les mahorais font partie du même peuple que le reste de l’archipel. Patrick Cohen a démontré que les quatre iles devaient accéder à l’indépendance ensemble, archives de Valérie Giscard d’Estaing à l’appuie. Tout cela sur une chaine de télévision nationale française devant la mine déconfite d’Estelle Youssouffa présente sur le plateau.

Le journal le Monde a publié une interview de l’ethnologue Sophie Blanchy intitulée « A Mayotte, les Comoriens ne sont pas des étrangers ». Une aubaine pour la cause de Mayotte comorienne.

Malgré les positions capitulardes du gouvernement comorien qui souffle le chaud et le froid, des soutiens inattendus se prononcent et non des moindres.

Un adage comorien dit « nkondro ya masikini, Mungu de ayiwanao » « le combat du pauvre, c’est Dieu qui le mène à sa place ». il n’a jamais été aussi vrai face aux revers que subit l’opération Wuambushu du moins dans sa phase de démarrage.

Mohamed Moussa AlComorya



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