Procès Sambi: Larifou, Elbak et le front commun attaquent sévèrement Azali | AlComorya

PARIS- Le Front commun, une des plateformes de L’opposition comorienne en France, a tenu une conférence de presse, le lundi 28 novembre 2022, suite à l’annonce du verdict du procès de la citoyenneté économique.

Maître Said Larifou, L’ancien président de l’île de Ngazidja Mze Soule Elbak, l’ancien ministre Achrafi Said Hachim et d’autres opposants présents ont dénoncé à tour de rôle, l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Pour Said Larifou, ce procès est une honte pour le pays. Lui, qui était à l’initiative d’une pétition suivie d’une plainte contre x dans cette affaire de la citoyenneté économique, regrette la tournure politique qu’a pris l’enquête.

Selon l’avocat et opposant, lorsqu’il a annoncé à Azali qu’il a porté plainte, ce dernier lui a formellement interdit que des plaintes soient déposées dans les pays arabes, car cela créerait des problèmes.

Selon Larifou, cela est la preuve qu’il n’y avait aucune volonté sincère que l’enquête aboutisse, puisque l’argent de la citoyenneté venait des Émirats Arabes Unis, sans une plainte dans ce pays, impossible de faire la lumière sur ce scandale.

« Azali sait que l’argent se trouve à Dubaï, ce n’est pas un hasard si son fils y a ouvert une société.»

Dit-il d’un ton accusateur en faisant allusion à Nour El Fath Azali, le fils du Chef de l’Etat comorien qui est parmi les personnalités citées par l’enquête, « Pandora Papers » du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Pour sa part, l’ancien Chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja Elbak a rappelé une anecdote qui en dit long sur l’inimitié que Azali voue envers Sambi.

Selon Elbak, lorsqu’il était en bons termes avec Azali, il avait rendu visite à Sambi. Celui-ci lui avait transmis un message à remettre à Azali. La réponse du Chef de l’Etat est tellement choquante qu’il ne peut la dévoiler pour l’instant car cela aurait l’effet d’une bombe nucléaire.

Malgré l’insistance des journalistes, il refusa de dire la réponse en question, mais promet qu’un jour viendra où il révélera ce que lui a dit Azali. De cet échange, il tire la conclusion qu’il y’a une haine personnelle d’Azali envers Sambi.

Quant à la suite à donner au procès, les opposants ont affiché leur volonté de porter l’affaire devant des juridictions internationales.

L’ancien ministre Achirafi Said Hachim a pour sa part dénoncé les liens ambigus entretenus par le gouvernement et Bachir Kiwan, pour lui, le fait que des ministres d’Azali rencontrent et échangent avec un homme accusé d’avoir volé l’argent du peuple constitue une véritable trahison pour laquelle le régime actuel devra être jugé.

Mahamadou Karim, Correspondant Al Comorya à Paris.



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