Du rififi à Comores Télécom, 400 agents licenciés?

Des employés de l’opérateur téléphonique, se sont barricadés au siège situé en face de Volovolo, afin de contester le licenciement, selon eux, d’environ 400 agents chargés de la sécurité et du ménage ( un chiffre à vérifier). Ces derniers n’ont pas pu pointer comme à l’accoutumé, ce qui signifie qu’ils ont été radiés des effectifs.


Le syndicaliste Soulaimana Salim patron de la CTC Confédération des Travailleuses et Travailleurs Comoriens, s’est rendu sur place pour tenter d’apaiser la colère et trouver une solution.

Il a indiqué que le personnel en question n’est pas licencié pour l’instant et que la direction est prête à recevoir un comité composé d’employés pour négocier.

Les agents en grève, y ont opposé une fin de non recevoir, craignant que le comité en question ne soit au final « acheté » pour mettre fin à leur mouvement sans que leurs revendications ne soient prises en compte.


Certains grévistes n’hésitent pas à s’en prendre au nouveau Directeur Général de la société d’Etat, Said Ali Chayhane. L’ancien argentier est accusé d’être à l’origine de cette cure d’austérité.  » Chayhane wapewu, lila mercenaire » s’exclame un employé emporté par la colère.


Sa nomination à ce poste le 14 septembre 2021, n’était pas vu d’un bon œil par certains employés, car elle va à l’encontre du règlement intérieur qui stipule que seule une personne ayant travailler au sein de la société peut en devenir le directeur. Un principe qui a toujours été respecté depuis 1998.

Ce chambardement en perspective intervient alors que Kamaldine Souef, un autre proche d’Azali Assoumani, a été nommé Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique.

Le Chef de l’Etat a donc confié à deux de ses fidèles, tout deux anciens ministres des Finances, qui sont souvent en concurrence l’un avec l’autre, la mission de redresser Comores Telecom, qui est soumise à rude concurrence depuis l’arrivée sur le marché de l’opérateur Telma.


Mais ceci n’explique pas comment le chiffre d’affaires de l’entreprise publique n’a eu de cesse de dégringoler passant de 28 milliards, à l’accession d’Azali au pouvoir en 2016, à seulement 12 milliards en 2020. Pourtant l’opérateur historique avait une longueur d’avance sur le nouveau venu.

Ne cherchons pas de fausses excuses. La Société Comorienne des Hydrocarbures et ONICOR sont en situation de monopole, pourtant elles sont également dans le rouge. Comores Telecom est donc surtout victime de la mauvaise gestion des sociétés d’Etat par le pouvoir actuel.


Les entreprises avec des chiffres d’affaires qui dépassent les 50 millions d’euros, ne devraient pas avoir à leur tête des personnes nommées sur base de leurs affinités avec le Président et non sur leur compétence et expertise.


Mieux gérées les sociétés d’Etat pourraient constituer des moteurs de croissance qui tirent l’économie comorienne vers le haut, malheureusement elles sont devenues des boulets qui empêchent tout progrès.

Mohamed Moussa Alcomorya



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