Une saine colère envers la gestion de la crise sanitaire

Le décès de Fakri Abdoulhalik me touche profondément. Je n’ai ni les mots ni l’ envie d’écrire un énième hommage, une oraison funèbre de plus. Le sentiment qui m’anime n’est pas de la tristesse mais de la colère, une saine colère, une froide colère. Car tout ce qui arrive aujourd’hui était prévisible et a été prévu.

Le décompte macabre auquel nous assistons n’est pas la faute à pas de chance. Il n’est pas non plus dû à un mauvais alignement des planètes. C’est la conséquence des mauvais choix faits par ceux qui nous gouvernent.

La gestion de la crise est la principale cause. C’est le résultat de la levée des restrictions en plein milieu d’une résurgence de la pandémie que nous payons aujourd’hui.

Dire cela ce n’est pas faire de la politique. C’est le cri désespéré d’un citoyen las d’écrire la chronique de morts annoncés.

Il y a de quoi être en colère contre ce gouvernement qui par arrogance a refusé de faire marche arrière, quitte à sacrifier les vies que nous pleurons aujourd’hui.

J’ai une colère saine envers Azali, ses ministres, le comité scientifique, envers ce communicant du pouvoir qui au lieu d’aider le régime à trouver la voie de la raison, a au contraire, dit dans une interview que le président ne cédera pas à la pression d’où qu’elle vienne. Qu’il aille dire cela maintenant aux familles éplorées.

A chaque cri d’alarme qu’on s’égosille à lancer, par crainte de perdre nos bien-aimés, ils y voient une menace de perdre leurs postes bien rémunérés. Alors que là n’est pas notre préoccupation.

Colère saine et légitime, envers ce directeur de cabinet du président qui a osé dire que si Omar Mouhsine était mal soigné à Samba Nkuni il n’aurait pas survécu 5 jours. Mon Dieu! Mais quel genre d’être humain est capable de dire de telles monstruosités?

Cette hécatombe est tout sauf une surprise. En voyant les foules s’agglutinant lors des festivités que vous avez autorisés, nous avions dit et redit que les conséquences seraient désastreuses. Si vous étiez incapables de le prédire, c’est la preuve que vous n’avez rien à faire aux manettes d’un pays, car gouverner c’est prévoir.

Fermez les écoles. Fermez les commerces non alimentaires. Depuis des semaines on vous supplie de mettre les bouchées doubles sur les vaccins, ne serait-ce que pour vacciner le personnel soignant d’abord.

Surtout n’écoutez pas, nos conseils. Attendez d’en subir les conséquences dans un mois et laissez prendre de l’ampleur en nous cette saine colère.

Kiburi ndo adjali ya hanyu.

Mohamed Moussa Al Comorya – Ne pas copier. Toute reproduction interdite –



Catégories :Edito & Opinions, Infos & actu, Santé, Siasa

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