L’ affaiblissement de l’autorité de l’Etat, sous Azali

L’inexorable affaiblissement de l’autorité de l’état, sous Azali. C’est le paradoxe de ce pouvoir, très autoritaire envers toute dissidence politique, mais laxiste et impuissant en matière de sécurité publique.

Les meurtres se multiplient. L’homme poignardé à Seleani, n’est que la dernière victime, d’une longue liste jamais vue dans nos îles.

Les viols sont en hausse, derniers en date, Mbambani, Moroni, Kwambani. Des affaires de mœurs plus sordides les unes que les autres, avec un un point commun, des arrangements à l’amiable pour étouffer le scandale.

Sur les routes, les morts et blessés graves augmentent chaque jour un peu plus. Hier, un bus s’est retrouvé au fond d’un ravin, à Mohéli. A Ngazidja seulement, on comptabilise au moins 6 morts entre septembre et novembre dans des accidents.

Dans les villages, les notables font la pluie et le beau temps. Les comoriens regardent médusés l’autorité de l’état se faire bafouer, sans aucune réaction du gouvernement.

Voilà le sombre tableau, d’une situation sécuritaire qui se détériore.

Côté justice, lorsque les auteurs de crime sont arrêtés, ils sont souvent relâchés et placés sous contrôle judiciaire car les prisons sont pleines.

Les forces de sécurité du pays donnent l’impression de n’être là que pour protéger un régime et non la population.

Loin de prôner une politique du tout sécuritaire, il est important que le pays organise une convention non partisane, sur la sécurité et la justice, pour mettre en place un projet consensuel visant à renforcer l’autorité de l’état.

Les nouveaux défis exigent de nouveaux dispositifs. Faut-il un ministère de la sécurité publique qui regrouperait, la police, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire?

Faut-il créer d’urgence des nouvelles prisons pour que tous les condamnés puissent exécuter leurs peines?

Quel rôle pour la police municipale? Autant de questions auxquelles nous sommes tous appelés à réfléchir.

Que vous soyez du pouvoir ou de l’opposition, nul n’a intérêt à un délitement de l’autorité de l’état. On peut vouloir un effondrement du gouvernement mais pas de la République.

C’est peut-être votre enfant qui sera la prochaine victime des prédateurs sexuels.
Les chauffards sur les routes tuent sans tenir compte du parti politique.

Le gouvernement Azali continue de recruter des soldats alors que le pays a besoin de policiers et de gendarmes mieux formés et mieux équipés. Il y a une confusion des genres entre Défense et Sécurité. Les Comores ont besoin de forces de l’ordre et non de forces de défense.

Le régime en place a failli à sa mission de maintien de l’ordre public. Qui propose une alternative pour que notre Nation renoue avec sa sécurité d’antan?

Mohamed Moussa Al Comorya



Catégories :Edito & Opinions, Infos & actu, Siasa

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