Azali Assoumani accusé de fakenews par la presse française

Plusieurs médias français tels que « Le Point » et « Le Monde », ont publié un article de l’AFP, sur la décision de Facebook de fermer des centaines de pages qui postaient des fake news en faveur de politiciens africains. Le nom du dirigeant comorien Azali Assoumani apparait parmi les bénéficiaires de ces campagnes de désinformation numérique.

Selon le célèbre journal Le Monde
« les publications, dont des sondages trompeurs, soutenaient le président comorien Azali Assoumani, l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, en campagne pour les élections d’octobre, le magnat tunisien des médias Nabil Karoui, candidat battu à la présidentielle fin 2019, ou encore le président togolais Faure Gnassingbé, réélu en février. »

En ce qui concerne Les Comores, une page est mise en cause « Le Moronien ». Dans la comorosphère, personne ne semble connaitre cette page Facebook évoquée dans la presse française. Par contre, l’existence de fakenews en faveur du gouvernement comorien n’est pas une surprise.
Le 19 avril 2019, j’avais publié sur la page d’al Comorya, une petite enquête sur ce sujet intitulée « Le gouvernement comorien investit dans la désinformation, les fake news et les trolls? »

À l’époque, les partisans du régime m’étaient tombés dessus me traitant de tous les noms. À l’aune de ces nouvelles informations de l’AFP, je publie de nouveau la révélation que j’avais faite à l’époque, qui prend un tout autre sens aujourd’hui. Voici ce que j’avais écrit.

Une campagne de désinformation, en faveur du gouvernement comorien, a été lancée sur la plateforme numérique Facebook. Les fers de lance de cette usine à propagande sont deux pages créées au cours de cette année 2019.

L’une s’appelle « Matso Matso » qui existe depuis janvier 2019. La seconde se nomme « Noir c’est Noir » plus récente elle date d’avril 2019. C’est par le biais de ces deux pages qu’a été publiée la vidéo des « confessions » de Saleh Assoumani. Durant laquelle il reconnaît son implication dans un complot visant à déstabiliser l’état.

Il a video a été mise en ligne, sur les deux pages, le même jour le 13 avril à la même heure 12:33 pour l’une et 12:34 pour l’autre. C’est donc la même équipe. C’est également eux, qui sont derrière le « leak » de la vidéo de l’interrogatoire du journaliste Toufé Maesha.

Ces deux vidéos laissent à croire, qu’ils ont des relations avec les services de sécurité du pays. Plusieurs personnes portent un doigt accusateur à l’encontre d’un jeune militaire S. S.

Est-il celui qui opère derrière cette page? Un élément intrigant semble renforcer cette thèse. En effet la page Masto a publié un article à la gloire de ce même Monsieur S. S. Rien d’anormal, à part que cette publication a été sponsorisée. C’est à dire que la page a payé plus de 100 euros pour que Facebook la mettent en avant et en fasse la publicité.

Facebook a fait la promotion de cette publication durant 2 jours, sans préciser que l’auteur a payé pour cela, avant de s’apercevoir qu’il s’agit d’un contenu politique.

Selon des infos issues de Facebook « Cette publicité a été diffusée sans avertissement. Suite à sa diffusion, nous avons déterminé qu’elle était liée à la politique et à des débats d’intérêt général et que le libellé était obligatoire. Elle a été retirée. »

Qui, aux Comores, mettrait 50 000 fr pour faire la louange d’un discret jeune militaire, si ce n’est lui même? Les deux pages ont les moyens financiers de mener leur désinformation. L’article, plein de diffamations et calomnies envers Paul-Charles DeLapeyre, est aussi sponsorisé. De l’argent jeté par les fenêtres.

Un coup d’œil rapide dans les likes et on s’aperçoit que les malgaches sont disproportionnellement représentés. Il semble que l’algorithme Facebook n’a pas encore appris a distinguer un comorien d’un malgache.

Il est important que le public comorien soit informé sur l’existence de ces usines à fake news, car elles peuvent avoir des conséquences néfastes. Par exemple, elle publie un message vocal de Saleh et affirme qu’il était destiné à Toyb Ahmed, sans citer la moindre preuve. Un procédé extrêmement dangereux car cette méthode peut être utilisée contre toute personne critique envers le pouvoir.

À l’heure où les démocraties réfléchissent à des législations visant à contrer les fake news, le gouvernement comorien, à l’instar de ses nouveaux amis russes et saoudiens, est-il en train d’investir dans des trolls? D’où vient l’argent qui permet de sponsoriser leurs contenus?

Fin de l’article. Si le gouvernement comorien avait écouté mon conseil il y a un an, il se serait évité la honte d’être aujourd’hui accusé de fake news dans les médias internationaux. C’est encore une preuve que les critiques que je publie sur Al Comorya n’ont pas pour but de nuire à quiconque mais d’améliorer les choses dans notre pays, pour le bien de tous.

Mohamed Moussa « Al Comorya »



Catégories :Infos & actu, Siasa

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