Les députés de l’opposition offrent 45 millions de dollars à Azali.


La dernière session parlementaire de nos actuels députés, en cette fin décembre 2019, fut aussi grotesque et désordonnée que la première en 2015. Avant de troubler la session, les députés de l’opposition (juwa, updc,rdc…) ont pris soin de d’abord voter un projet de loi permettant à Azali d’emprunter 45 millions de dollars auprès de la banque mondiale. C’est leur cadeau d’adieu. C’est ainsi qu’ils fêtent leur pot de départ. C’est comme ça qu’ils luttent contre la dictature.


Alors que ce gouvernement, fonctionnant depuis 3 ans sans loi de finance, a prélevé 10% des salaires des fonctionnaires pour faire face aux dégâts causés par le cyclone  Kenneth, et que nul ne sait où est passé cet argent. Voici qu’en prime, les députés de l’opposition approuvent un projet de loi, l’autorisant de ratifier un accord de financement avec la Banque Mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, pour soit disant reconstruire ce que Kenneth a détruit. 


L’opposition accorde une manne financière à celui-là même qu’ils qualifient de dictateur. Les députés Juwa offrent ce pactole à celui qui détient arbitrairement Sambi et refuse son évacuation sanitaire.  
Et qu’on ne vienne pas nous dire que ces députés l’ont fait pour l’intérêt supérieur de la nation. Car nous savons tous, qu’accorder ces millions à ce gouvernement connu pour sa gestion opaque et calamiteuse, revient à les verser dans un panier percé. Azali a reconnu lors de ses vœux 2020 que son administration est corrompue jusqu’à l’os.

Après cette formidable offrande à Azali, les députés opposants ne se sont pas donné la peine de rejeter la loi de finance 2020, ni voter le code de l’information sur lequel les journalistes se sont tant investi et qui aurait apporté une certaine protection aux médias. 
Je me demande, à quoi bon boycotter les élections pour ne pas légitimer Azali, tout en continuant de voter ses projets de loi, surtout celui-ci qui lui permet d’obtenir 45 millions de dollars? Au lieu d’étouffer son adversaire, qui est financièrement à bout de souffle, l’opposition lui offre une bouffée d’oxygène.


Ce n’est pas Azali qui est fort, c’est cette opposition qui est faible et incohérente. Ce régime prendra fin le jour où naîtra une nouvelle opposition sérieuse.



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